Biblioteca Municipal Joan Oliva i Milà Ajuntament de Vilanova i la Geltrú

Biblioblog – Fora del prestatge

Zazie dans le métro, de Raymond Queneau

Zazie ricane…“Vous vous intéressez au sport, vous?
-Oui. Au catch.
Considérant le gabarit médiocre du bonhomme, Zazie ricane.
-Dans la catégorie spectateurs, qu’elle dit.”

Raymond Queneau.

 
Et de l’absurde, nous passons à l’humour un peu noir… de Raymond Queneau, romancier, poète, dramaturgue et scénariste français nait le 21 février 1903 au Havre et meurt à Paris en 1976.

C’est un écrivain que nous pouvons classer d’emblée parmi les auteurs modernes qui ont été influencés par le mouvement littéraire privilégié du surréalisme, mouvement qui explore des nouvelles formules et contribue à une rénovation du panorama culturel et contemporain au commencement du 20è siècle .

Raymond QueneauSon premier roman Le Chiendent, publié par les éditions Gallimard en 1933 le consacre comme un écrivain prometteur et il remporte un succès immédiat.

Il se passionne pour la dimension ludique de la langue ainsi par exemple dans l’œuvre Exercices de style (1947), c’est avec beaucoup d’humour qu’il met en scène un incident insignifiant au cœur de Paris se faisant un plaisir à expérimenter sur la possibilité du langage en offrant 99 façons différentes de lire ce même texte.

En 1938 il devient le Secrétaire général des éditions Galimard, puis en 1954 y dirigera l’Encyclopédie de la Pléiade et sera juré du prix Goncourt dès 1951.

Avec François le Lionnais, un mathématicien, il fonde en 1960, l’Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle), dont la finalité est de proposer aux écrivains des nouvelles structures, de nature mathématique ou d’inventer de nouveaux procédés artificiels ou mécanismes, qui contribuent à l’activité littéraire.

Et dans le domaine de la poésie va naître son œuvre Cent mille milliards de poèmes (1961) ainsi que ses deux derniers grands romans au succès populaire, Les Fleurs bleues (1965) et Le Vol d’Icare (1968).

Le livre:

Zazie dans le métroL’œuvre qui nous occupe ce mois-ci, Zazie dans le métro, dès sa parution en 1959, connait un énorme succès et lui apporte la notoriété consacrant l’originalité de son style inventif.

En 1960 parait une adaptation au théâtre par Olivier Hussenot et au cinéma par Louis Malle.

L’histoire a comme protagoniste indiscutible la petite Zazie qui débarque pour deux jours et pour la première fois à Paris chez son tonton Gabriel qui ne travaille que la nuit et projette donc de lui faire visiter la capitale.

Mais Zazie est une véritable petite peste qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui ne se prive pas de dire ce qu’elle pense dans son style bien à elle…..
 

Biographie de Raymond Queneau

Esther Bruna
Club de Francès.

19 Comentaris fins ara

  1. Esther dimecres 11 de desembre de 2013 - 20:48 h

    Bonjour Arantxa

    je vois que le livre te plait, j’en suis contente.
    Comme tu constates la fantaisie de Queneau n’a pas de fin et tout a un sens.
    Je te propose de t’amuser à décortiquer et afficher les fonctions du langage que tu trouves dans n’importe quel chapitre. C’est un exercice très très amusant et il y a beaucoup de choses à commenter.
    Par exemple tu peux nous parler des supers discours prononcés par Gabriel et à quoi ils nous renvoient….

  2. Arantxa Mateo dimecres 11 de desembre de 2013 - 13:28 h

    Turandot plaisante avec le mariage de Charles et Mado. Ptits-pieds, je pense pas que Charles soit amoureux de personne à ce moment là. Le vocabulaire de tous ne peut être pire, c’est un exemple pour Zazie…On s’occupe d’un perrouquet, s’il peut s’amuser avec l’actuation de Gabriel.
    Même les amis de Gabriel se surprennent que maîntenant Gabriel veuille qu’on le voit danser et que les gens rigolent, lui qui avant, il se cachait de ce travail.
    C’est comique la dame veuve qui pense à son fiancé, il est allé fai un tour, et ce seraît domage qu’on le tue et la Mousque devienneveuve un seconde fois avant de se marier.
    Un moment que devait commencer Gabriel dit qu’il vauvait pas. Il dit ” j’ai le trac”, Zazie parle à son tonton pour qu’il ait confiance en lui et que tout le monde puisse jouire de l’art de Gabriel.

  3. Esther dimarts 10 de desembre de 2013 - 13:47 h

    Bonjour Arantxa
    Je vois que tu commences à prendre goût au “langage fleuri” ejejeej avec l’expression populaire “mon cul” qui apparait dès le début du roman et tient à démontrer que Zazie, hors norme, est loin d’être cette gamine “sage comme une image” de l’époque, n’ayant absolument rien à se questionner parce qu’elle démonte et secoue au contraire certains clichés et valeurs.
    Il ne te semble pas qu’elle remette en cause les coutumes “des gens honnêtes” que chantait Brassens dans “les amoureux des bancs publics” et manifeste à tout moment une grande perspicacité vis-à- vis du comportement adulte?
    Elle remet en cause tout leur monde à travers des mots qu’elle utilise. Exemple: à la quinzième page du premier chapitre elle dit: “vous , vous êtes tous les deux des ptits marrants” lorsqu’elle se rend compte que Gabriel et Charles ne se mettent pas d’accord pour identifier les grands monuments parisiens alors qu’ils sont censés l’instruire (valeur sociale)
    Snob mon cul p13 ( elle identifie la morale bourgeoise de la veuve dont tu parles) ou p 16 Napoléon mon cul…(elle démonte “l’élément sacré que comporte l’Histoire de France “ valeur idéologique)

  4. Arantxa Mateo dilluns 9 de desembre de 2013 - 11:56 h

    On dirait que tous ont perdu la tête, il y a des mariages, des fiançailles. à toute vitesse, comme s’il y avait une épidemie. Charles qui a rancune envers Zazie et elle n’a rien à voir, avec tous ces problèmes, c’est plutôt à plaindre. Gabriel, qui n’a pas trop d’argent et invite à tout le monde au espectacle, et en plus à boire ou manger ce qu’ils voudront. Gabriel est un incontient, d’avoir cet intéret pour que sa nièce, voie son actuation.

  5. Arantxa Mateo diumenge 8 de desembre de 2013 - 16:36 h

    Bonjour Esther et camarades,

    Ce nouveau personnage, qui apparaît à la moitié du livre, Trouscaillon, qui est un flic lâche, m’a surpris, avec la veuve Moustaque; ils se plaisent. Zazie est seule, attendant son oncle, pour le voire danser, avec son tutu. Zazie, se trouve seule, ça lui interesse pas, les grandes personnes, elles ne parlent que de l’amour. Zazie défend son tonton.
    La dame veuve et tous parlent à Zazie comme si c’était une grande personne, jamais comme à un enfant. Zazie devait jouer avec des gamines et aller à l’école.
    Des tous ses personnages; Tonton, la dame veuve, le flic, les touristes etc… Zazie est la plus judicieuse.

  6. Arantxa Mateo dissabte 7 de desembre de 2013 - 11:04 h

    Bonjour Esther et camarades,
    Gabriel boit trop de granadine, je pense que c’est pour se souler, et faire ce travail qu’il aime pas et il veut pas que sa nièce le sache.
    C’est l’heure, que doit commencer le boulot de Gabriel, il aimerait disparaître, échapper de tous ceux touristes et de sa nièce.
    Le pauvre Gabriel est angoissé. C’est toujours comme ça. les bonnes personnes sont poursuivies et risquent d’aller en prison, tandis que ceux qui tuent, volent etc…ils sont en liberté et même on les admire.

  7. Arantxa Mateo divendres 6 de desembre de 2013 - 14:09 h

    Bonjour Esther et camarades.
    Zazie s’amuse,à cause de la grève. avec tous les véhicules divers qui circulent par les rues. Zazie a une drôle de façon de parler, continuement, elle dit “mon cul”.
    On dirait, que la dame veuve, forme part de la famille, de tonton et Zazie; cette dame est toujours avec eux. Les gens sont nerveux et discutent.
    Zazie voudrais être avec sa mère, mais elle comprend que c’est pas possible puisque sa maman, est avec son jules, mais elle est bien contente, quand on lui fait savoir, que sa mère, est à Paris.

    Zazie n’a pas oublié le métro. Pourquoi cette idée fixe, peut-être, parce qu’elle se sent protegée…

    Cette petite fille, souffre trop, elle se sent abandonnée, par tout le monde, heureusement elle est forte. Elle va pas à l’école, pour Zazie l’école c’est la vie…

  8. Arantxa Mateo dijous 5 de desembre de 2013 - 13:52 h

    La grève continue, ça ne gène pas les touristes qui suivent Gabriel comme si c’étatit un il.luminé, je pense que les humains nous sommes comme des beliers, nous suivons sans reflechire, Zazie est la plus contiente. Parfois les enfants sont plus intelligents que les grandes personnes.
    Gabriel aime sa nièce à la folie. Zazie fait une question a Gabriel, mais lui il veut pas repondre. Zazie insiste, elle veut que son tonton dise la verité. La gamine reussira à la ville, elle fera ce que elle voudra, elle a un grand caractère et une volonté de fer, personne la manipulera.
    Il y a une autre scène comique de Zazie, Gabriel et une damme veuve.
    Zazie est cruel envers son tonton, mais de toute façon si quelque un lui grande Gabriel la defend; c´est comme la phrase “Cristo por ponerse a redentor lo crucificaron”, je ne connais pas cette expression en français, mais ici je crois que dèfine très bien cette situation.

  9. Esther dimarts 3 de desembre de 2013 - 11:14 h

    Bonjour Arantxa

    ce que tu cites de Tom et Jerry à propos de la poursuite au marché quand Zazie s’enfuit avec les jeans, au cinquième chapitre me parait très amusant.
    Amusant et très intéressant car cela nous permet de comparer de quelle façon s’adapte au cinéma le travail littéraire.

  10. Arantxa Mateo dilluns 2 de desembre de 2013 - 12:06 h

    Charles se comporte mal avec Zazie et aussi avec Gabriel, il les a enmenés voire la Tourre Eiffel, et puis il les abandonne, Charles dit, que ses meninges,lui font mal, avec les questions de Zazie, il ne veut plus la voire, Gabriel est etonné, il philosophe, c’est une scène comique, on dirait qu’il est devenu fou.

    (souvent est difficile comprendre, cette lecture, qu’il y a tellement des mots mal écrits).
    Gabriel, défend et protège sa nièce, de tous les evenements qui leur entourent…

  11. Arantxa Mateo dissabte 30 de novembre de 2013 - 11:09 h

    J’ai vu quelques passages du film de “Zazie dans le métro”, et il n’a rien à voir avec le livre, même il me fait rappeler avec les dessins de “Tom et Jerry”.

    Il y a des moments où Zazie et très ingenue, sincère, transparente, il faut remarquer que, c’est une gosse, de dix ans.

    Il y a un dialogue de Charles et la petite, à mon avis, il l’admire, et il devait avoir des beaux sentiments envers la môme, mais non, c’est un homme vulgaire, un satyre (c’est la parole que emploie Zazie). Je n’arrive pas à comprendre, comme on peut être aussi méchant…

  12. Esther dijous 28 de novembre de 2013 - 21:26 h

    Salut Sonia

    renvoie le lien s’il te plait, tu as affiché autre chose.

    Merci et à bientôt!

  13. Arantxa Mateo dijous 28 de novembre de 2013 - 19:20 h

    C’est une enfant qui souffre beaucoup et elle n’a pas eu de chance dans la vie et les gens qu’elle trouve à son chemain sont méchantes. Zazie est intelligente. Elle a des dialogues avec elle même. Elle apprend de la vie, mais elle ne va pas à l’école …

  14. Esther dijous 28 de novembre de 2013 - 13:55 h

    Bonjour Arantxa et merci à Sonia d’afficher le lien du film, ça va nous permettre ainsi de comparer d’autant plus que l’écriture du roman est souvent cinématographique et côté ciné “ça doit bien donner” .
    Du fragment que tu nous cites, tu dis que Zazie est très petite et c’est vrai que c’est précisément une des choses qui frappe le lecteur parce qu’elle se rend compte de tout.
    D’autant plus que le reste des personnages sont présentés aussi de façon ambigue, alors on se demande ce qui se cache derrière l’intention de l’auteur et c’est ce qui fait attrayant le livre. Provocation, plaisanterie, valeurs renversées?
    Pourquoi……pourquoi pourquoi pourquoi………….?

  15. Arantxa Mateo dijous 28 de novembre de 2013 - 13:46 h

    Zazie ruspete par tout, elle est indignée. Charles a un taxi et conduit lentement pour que la gosse puisse contempler Paris. Gabriel a beaucoup de patiente, il veut que la petite soit contente. Elle est insuportable, mal elevée. Tonton travaille la nuit et le jour il doit dormir. Charles a proposé Zazie au proprietaire du bistrot. La gamine est très degourdie, elle se méfie de tous les hommes. C’est normale qu’elle soit comme un vayou avec tout ce qu’elle a vecu et l’entoure.

  16. Arantxa dimecres 27 de novembre de 2013 - 17:39 h

    Bonjour

    Gabriel va checher à la gare Zazie sa petite nièce qui l’appelle “tonton”.
    Jeanne Lalochère parle comme une chose naturelle qu’elle veut pas que Zazie soit violée par toute la famille et Zazie tranquillise à sa mère.
    Zazie est très petite mais elle se rend compte de tout.
    Zazie dit de sa mère quand elle a un jules, la famille me compte plus.
    La petite veut aller en métro, mais c’est pas possible, elle est très contrariée. Elle insulte les ouvriers, salauds, les vaches, sacrebleu, merde …
    L’auteur emploie l’argot et le dialogue des bas quartiers.

    À bientôt.

    Arantxa

  17. Sonia Perez dimarts 26 de novembre de 2013 - 20:10 h

    J’ai trouvé le film (de l’année 60) tiré du livre sur le net: http://www.youtube.com/watch?v=tD5xIMIYKbg

  18. Esther dimarts 26 de novembre de 2013 - 17:08 h

    Chère Arantxa
    Quel plaisir de te lire et savoir de tes nouvelles .
    Comme tu constates, l’intêret de l’auteur est de reproduire les effets de la phonétique du langage prononcé et déformé par les personnages comme ceux que tu cites par exemple et aussi d’autres mots qui soulignent les liaisons comme (vzavez jamais zétés, vzêtes une fine mouche etc) .
    R Queneau s’amuse avec l’orthographe par exemple avec (singermindépré ( Saint- Germain des- Prés, lagoçamilébou (la gosse a mis les bouts), kouavouar? (quoi à voir?etc). Cela donne à son roman un nouveau registre de la langue, une nouvelle esthétique qui surprend le lecteur habitué aux normes orthographiques habituelles.

  19. Arantxa Mateo dimarts 26 de novembre de 2013 - 11:49 h

    Bonjour Esther et camarades,

    “Zazie dans le métro” c’est un livre facile à lire, il me plaît. Ça m’étonne que soit un français qui expose la saleté des français c’est la reputation qu’ils ont.
    C’est comique la scène de Gabriel avec la petite femme.
    Il y a beaucoup de gros mots et le langage est vulgaire. On mange les letres “ptite”, “vlà”, “jparie”, “A rvoir”, “Jm’en fous”, “lmétro”, ….

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