Biblioteca Municipal Joan Oliva i Milà Ajuntament de Vilanova i la Geltrú

Biblioblog – Fora del prestatge

Atiq Rahimi. Syngué Sabour, Pierre de patience

patiente…ces mots surgissent: ”Syngué sabour!” Elle sursaute, “voilà le nom de cette pierre: Syngué sabour, Pierre de patience!la pierre magique!”…. ”Je vais tout te dire, ma Syngué Sabour, tout….
 
 
L’AUTEUR

Atiq Rahimi, né en 1962 à Kaboul (Afganistan) est un romancier, cinéaste de nationalité française et afghane, représentant renommé de la culture afghane en Europe, culture qu’il aime transmettre à travers le cinéma qui le passionne et qu’il considère comme un langage universel.

Il fait ses premières études au lycée franco-afghan de Kaboul mais il doit quitter son pays natal à l’âge de 22 ans fuyant la guerre pour se réfugier d’abord au Pakistan puis obtenir l’asile politique en France.Il débute des études en audiovisuel où il obtient un doctorat de cinéma à la Sorbonne.

atiq>Il réalise des documentaires pour la télévision française comme Zaher Shah: Le royaume de l’exil; Afghanistan : Un état impossible; Nous avons partagé le pain et le sel, qui traitent la situation complexe de son pays natal.

L’éducation est un thème qui le préoccupe et le pousse à motiver la jeune génération afghane à travers des ateliers d’écriture et de créations de programmes de télévision.

Si son premier roman Terre et cendres (publié l’an 2000 en France traduït du persan-afghan) évoque la souffrance humaine, la perte de valeur et dignité et l’horreur vécu à l’époque de la domination soviétique, Syngué Sabour(publié l’an 2008 en France, écrit directement en langue française et obtenant le Prix Goncourt) continue avec des thèmes aussi graves et actuels comme le thème de la femme afghane et sa souffrance.

Ainsi, au travers de Syngué Sabour (qui signifie dans la mythologie perse Pierre de patience sur qui l’on peut confier), notre femme afghane et souffrante sera libérée symboliquement par cette pierre noire magique qui absorbera tout, absolument tout ce qui va lui être confié.

Il adapte ces deux romans au cinéma aussi il n’est pas rare que l’écriture d’Atiq Rahimi soit dépouillée, captivante, actuelle et cinématographique.

pierreDans Syngué Sabour il construit des scènes brèves, des descriptions courtes, des récits enchassés qui rappellent les procédés cinématographiques (séquences, pauses et flashbacks) toujours sur un rythme nonchalant qui détaille tout mouvement quotidien et systématique de l’héroïne qu’il a choisi pour dénoncer la situation féminine.

À Vilanova, au cinéma Bosc, nous avons eu le plaisir dernièrement de voir l’oeuvre choisie ce mois-ci au Club de lecture: Pierre de patience, avec la formidable actrice iranienne Golshifteh Farahani(première star depuis la révolution islamique de 1979 à franchir les portes d’Hollywood) qui tient le film à bout de bras dans le rôle de cette femme opprimée au sein de cette société phallocrate gouvernée par les talibans.

LE LIVRE

Une femme soigne et veille inlassablement son mari inerte dans un lit quelque part en Afghanistan alors que le monde s’écroule autour d’elle à coups de rafales de kalachnikos… La pensée, les désirs, les frustations, les rêves de cette héroîne souffrante se libèrent à travers un long monologue sincère et révolté.

http://www.actualitte.com/cinema/l-afghanistan-en-trois-documentaires-d-atiq-rahimi-40690.htm

http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20081110.BIB2386/deux-ou-trois-choses-que-je-sais-d-039-atiq-rahimi.html

Esther Bruna
Club de Francès

9 Comentaris fins ara

  1. Arantxa Mateo dijous 30 de gener de 2014 - 12:44 h

    La femme est desorientée, se sent abandonée par ses soeurs et frères; elle veut aller voir sa tante, elle hesite; elle pense toujours aux respirations de son mari.
    Pour rire, s’amuser on a beaucoup d’amis, mais si on a un malheur, ces amis disparaissent, cette femme se rend compte, que pour pleurer ont est seule et que les hommes sont des lâches. À ces moments là tu voies qui sont tes amis, si tu en as un, tu as de la chance…

  2. Esther dijous 23 de gener de 2014 - 11:42 h

    Bonjour Arantxa

    Oui Arantxa, je te comprends à propos de tout ce que tu dis, c’est loin d’être agréable d’être informée de ces situations cruelles, éprouvantes et réelles quand la guerre, la violence et la souffrance sont omnipresentes.
    Oui je sais que ce livre est très dur et c’est l’oppresseur qui helàs, en sort victorieux mais tu verras comme le prochain livre te plaira davantage bien qu’il fait réfléchir aussi beaucoup…..comme d’habitude.
    Oui Arantxa, cet auteur écrit très bien, son écriture est très dépurée, cinématographique, c’est un bon metteur en scène aussi.
    Les personnes qui ont été voir le film ont dit qu’il était parfaitement fidèle au livre.
    Salutations et à bientôt.

  3. Arantxa Mateo dimarts 21 de gener de 2014 - 20:17 h

    Bonjour Esther et camarades.
    Je ne connaissais pas cet auteur, il écrit très bien, très reels, tout ce qu’il expose, ça se deroule actuelement.Quand je voie des choses semblables à la television je ne peux pas souffrir tellement, il faut que je ferme l’appareil.
    C’est livre pour moi c’est trop triste. A ces moments là, pour Noël, qw’il faut voir et vivre le présent avec joie et le futur encore sera mieux, il faut être optimiste. Et cet auteur nous met dans l’àme la tristesse et nous engoisse.

  4. Esther dilluns 13 de gener de 2014 - 18:31 h

    Bonjour Arantxa

    S’il est bien vrai qu’au comencement la religion la soutient d’une certaine manière car elle a le pouvoir de la consoler parce qu’elle prie et lit le Coran, à mesure que le récit prend force, ce refuge dans la religion se transforme en cri de ressentiment que nous pourrions classifier comme bilieux.
    Elle transgresse en tant que femme sa posture obligée et soumise et questionne l’absence de Dieu.
    Qui retient son pouvoir?

  5. Arantxa Mateo dilluns 13 de gener de 2014 - 13:17 h

    Bonjour Esther et camarades.
    La femme souffre, elle se refuge au Coran, c’estla religion qui la soutiene.
    Elle vit la maladie de son mari, les mêmes syntômes, respire au même rytme que lui.
    Elle aime son mari à la folie, si c’était à l’envers, je sais pas si l’homme agirait de la même façon…
    Les musulmans sont fanatiques, que cet homme soit malade et ne guerisse pas c’est la faute à la femme qu’elle ne prie pas comme il faut.

  6. Esther divendres 10 de gener de 2014 - 19:06 h

    Bonjour Arantxa

    ohhhhhhhhh oui, c’est bien vrai, nous aurions pu commencer l’année avec quelque chose de plus gai mais le thème, malheureusement est à l’ordre du jour.
    Tu verras que tu vas le lire sans aucune difficulté et qu’il y a beaucoup de points à traiter….comme toujours.

    A la prochaine

  7. Esther divendres 10 de gener de 2014 - 18:13 h

    Bonjour Eugenia
    oui en effet l’histoire est dure et très touchante d’autant plus qu’elle aborde un sujet très frustrant et malheureusement actuel à niveau de violence contre la femme.
    Cet individu qui adhère à tous les principes inhumains et extrémistes,cet homme qui maltraite, tyrannise, esclavise etc
    Le livre est très intéressant à niveau de cette femme pour le sentiment de révolte qu’elle éprouve aussi qui va lui coûter très cher.
    Quant à ce que tu dis de Cinco horas con Mario, Marisa et Cristine m’ont aussi commenté la même chose et c’est evident que même si le contexte n’est pas le même, le sentiment de malaise psychique et physique est universel.

  8. Eugenia divendres 10 de gener de 2014 - 16:18 h

    Syngué Sabour a été le premier libre que j’ai lu d’Atiq Rahimi et pratiquement je l’ai lu couramment. L’histoire qui raconte, vraiment réelle, est très très touchante. On peut bien imaginer qui reflété la vie de centaines de femmes dans l’Afghanistan et dans d’autres endroits par la planète. Toutes ces réflexions que la femme fait sur sa vie, ses remords, ses sentiments, ses peurs… face à son mari moribond, cet homme qui devient pour elle une pierre de patience, toute cette réflexion nous démontre de l’existence de la « non-vie », on pourrait dire, de la mort en vie. Parce quel genre de vie c’est ça ? Un homme qui semblait « sourd » mais qui écoutait parfaitement sa femme…

    Cette histoire, malgré les différences bien sûr, m’a bien rappelé dès le débout « Cinco horas con Mario » de Delibes.

  9. Arantxa divendres 10 de gener de 2014 - 16:17 h

    Bonjour Esther et camarades. Aujourd’hui 1 de Janvier à 9 heures du soir, j’ai decidé commencer le livre.

    Je crois qu’il va me plaire, mais peut-être il sera un peau triste. Il y a une description d’un homme qui est bien malade. Une femme prie pour lui en silence, on dirait qu’ils sont resignés. Ils sont musulmans.

    Je pense que toutes les religions menent au Bon Dieu et disent les mêmes choses importante ne pas tuer, voler, etc…

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