Biblioteca Municipal Joan Oliva i Milà Ajuntament de Vilanova i la Geltrú

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Le coq de bruyère. Michel Tournier

Je regarde ma figure de tout près…Je monte dans ma chambre. Je pleure longtemps, très fort, pour rien, comme ça et ensuite, je dors un peu. Quand je me réveille, je me regarde dans la glace. Mes vêtements ne sont pas salis. Je n’ai rien. Tiens, si, un peu de sang. Une traînée de sang sur ma jambe.
C’est curieux, je n’ai d’écorchure nulle part. Alors pourquoi? Tant pis. Je m’approche du miroir et je regarde ma figure de tout près…

Amandine ou les deux jardins. Michel Tournier.

C’est un plaisir que d’écouter et partager avec vous l’entrevue de Michel Tournier avec Bernard Pivot (le fameux présentateur de l’émission télévisée littéraire française Apostrophes disparue des écrans mais dont vous pouvez retrouver toutes les archives sur le réseau d’internet.

Michel TournierAussi qui mieux que lui-même pour aborder et nous raconter de cette manière si lucide un bout de chemin qu’il a parcouru et ses textes. Je vous laisse le lien ici bas.

L’auteur naît le 19 décembre 1924 à Paris au sein d’une famille aisée et cultivée. Sa
grande passion et son but étant d’enseigner la philosophie au lycée, il entre à la radio après son échec à l’agrégation. Son interêt pour la littérature lui viendra à l’âge de quarante trois ans où il connait un succès immédiat de la critique littéraire et du public.

Sa lecture originale des mythes, des religions et de l’histoire a apporté un soufflé nouveau et bénéfique car il défend d’une certaine manière le droit à la parodie et à la réecriture comme certains auteurs de son époque dans la narrative des années 1950 dont Nathalie Sarraute, Michel Butor ou Alain Robbe-Grillet qui essaient de créer des nouvelles formes artistiques et des nouvelles voies qu’ils considérent plus en accord avec leurs temps.

Son premier récit Vendredi ou les limbes du Pacifique, 1967, obtient le Grand Prix du roman de l’Académie Française, récit où il modifie le mythe de Robinson qui est converti par Vendredi à la vie sauvage. Sa deuxième œuvre Le roi des Aulnes, 1970 reçoit le Prix Goncourt cette même année.

Le coq de BruyèreEn 1975 il publie Les Météores et deux ans plus tard Le vent Paraclet qui est une réfléxion critique de sa propre oeuvre.

Ses récits et contes sont lisibles à plusieurs niveaux, par exemple dans celui d’Amandine du recueil que nous lisons ce mois-ci, ce conte initiatique parait d’un premier abord ingénu et sa lecture propre à amuser un enfant mais à la fois il apporte cette interprétation symbolique qui donne un sens créatif à son écriture et qui caractérise son style littéraire difficile à définir.

Le Ciel et la Terre, l’espace enfantin et adulte, le sacré et le profane, l’humour et la tragédie, le sublime et le sinistreetc., forment les thèmes qui l’occupent depuis sa vision personnelle avec un idéal de brièveté, de limpidité et de proximité du concret.

La Bibliothèque Universitaire d’Angers est dépositaire des papiers de l’écrivain et a créé un fonds Tournier.
 

À VOUS DE COMMENTER:

À propos des textes Amandine et La fugue du Petit Poucet pourrions-nous reproché à l’auteur d’aborder le thème de l’initiation sexuelle à travers d’un symbolisme transparent?

Michel Tournier (wikipedia)

Esther Bruna.
Club de Français

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4 Comentaris fins ara

  1. Esther dimecres 20 de març de 2013 - 16:05 h

    Bonjour Arantxa
    j’ai bien l’impression que Tournier n’a pas fait ton bonheur.
    Mais le conte du coq de bruyère en concret, il me semble vraiment fantastique et m’a fait très rire avec le ça et le moi etc, nous en parlerons demain ainsi que celui de que ma joie demeure.
    Il n’y a rien à redire que tous ces récits baignent dans sa philosophie particulière, de toute façon , je te donne parfaitement la raison sur ce point.
    À demain Arantxa et voyons ce qu’en disent les autres!
    C’est ça le plaisir de partager!

  2. Arantxa dimecres 20 de març de 2013 - 12:13 h

    Bonjour Esther, par où commencer…Eh bien, l’histoire qui m’a plus le plus, c’est l’histoire du coq de Bruyère. Car de toutes, elle me semble la plus réelle. Les autres sont un peu trop fantaisistes…

  3. Esther divendres 8 de març de 2013 - 7:54 h

    Bonjour Arantxa

    J’aime ce que tu dis de l’auto-affirmation et de la connotation érotique que tu perçois dans la lecture de ce livre et à travers le langage littéraire de Tournier.
    Nous ne pouvons nier l’importance qu’a l’inconscient dans le comportement de notre moi ainsi que l’importance qu’a la sexualité dans sa formation.

  4. Arantxa dimecres 27 de febrer de 2013 - 13:32 h

    Bonjour Esther, je ne vais pas faire le resumé de chaque petite histoire, comme à mon habitude. Là, je me contenterais de parler sur le style et l’écriture de cet auteur. Il est tout à fait érotique. Il a une bonne plume,mais, tout de même un peu osée.Il faut lire entre les lignes. Chacun de ses écrits, on une conotation érotique , au plus haut point. Il sous entend la perte de l’innocence, la folie, l’inconformisme, la lutte de l’être pour s’auto – affirmer… Bref, toutes les phrases ont un double sens. On note aussi sa culture philosophique, car tout doit être interprété, en réalité. Ce sont disent-ils, des livres pour la jeunesse, oui, sans doute, mais pour un public avertit…

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