Biblioteca Municipal Joan Oliva i Milà Ajuntament de Vilanova i la Geltrú

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Pas Pleurer. Lydie Salvayre

lsalvayreChers lecteurs, lectrices

Nous allons entamer la nouvelle année avec un roman dont le thème nous est proche. Qui n’a pas entendu dans son propre entourage maintes témoignages narrés en première personne à propos d’épisodes divers de la guerre civile espagnole? Pas pleurer est le titre du livre qu’a choisi l’écrivaine Lydie Salvayre et pour lequel elle a reçu le prestigieux prix Goncourt en 2014. Elle y relate la mémoire historique de cette guerre d’Espagne en rendant hommage d’une part et d’une certaine manière à l’écrivain français Georges Bernanos (1888-1939) et d’autre part, à sa mère.

Pour cela, elle mêle des passages du pamphlet antifranquiste Les grands cimetières sous la lune rédigé par Bernanos dans lequel l’écrivain dénonce les répressions commises pendant la guerre avec le récit de l’été 1936 que Montse, sa mère âgée et atteinte de troubles de la mémoire lui confie depuis la maison de retraite où elle est internée. Le langage (fragnol) exprimé par cette mère et retranscrit par la romancière est à remarquer tel « je me racorde », « as-tu comprendi qui étaient les nationaux ? », « ça veut dire que je présenterai toutes les garanties d’une perfecte idiote, que je ne rechisterai(…), que je ne causerai aucune moleste(…) ainsi que tout le langage grossier. Le livre compte aussi de nombreux textes et de poèmes en langue espagnole.

L’écrivaine, née à Autainville, d’un couple de républicains exilés dans le Sud de la France en 1939, grandit à Auterive, près de Toulouse, dans une colonie de réfugiés espagnols. Après sa licence de Lettres modernes à l’Université de Toulouse, elle étudie à la Faculté de Médecine puis se spécialise en psychiatrie à Marseille où elle exercera pendant plusieurs années la profession de psychiatre.

paspleurerDepuis ses premières publications d’articles dans des revues littéraires dans les années 80 elle n’a pas cessé d’écrire et a reçu plusieurs récompenses pour ses livres. Son œuvre composée d’une vingtaine de livres est traduite dans plusieurs langues.

L’histoire

La jeune Montse, fille d’une famille puritaine campagnarde et ignorante du monde, nait dans un petit village de Catalogne où règnent l’immobilisme et l’autorité catholique. Elle est élevée sous l’autorité du père et la répression sexuelle que l’époque obligeait. Le déclenchement de la guerre civile espagnole et ses conséquences chamboulent les vies de toute la population. Elle est fascinée par l’enthousiasme que son frère Josep irradie à propos des idées anarchistes qu’il ramène au village à son retour de Lérida fermement décidé à rejoindre les camarades révolutionnaires venus de toute l’Europe pour soutenir la cause de l’insurrection libertaire. Elle le rejoint à la capitale le 1r août 1936 et y découvre l’exaltation du moment et de l’ambiance euphorique, l’amour et la liberté…

  • Lydie Salvayre
  • Carnet de lecture de Jacques Deruelle
  • Lydie Salvayre remporte le Prix Goncourt pour Pas pleurer
  • Georges Bernanos, Les Grands Cimetières sous la lune
  • Esther Bruna.
    Club de Lectura en Francès

    2 Comentaris fins ara

    1. Esther dimecres 15 de febrer de 2017 - 20:15 h

      Effectivement, c’est un livre très intéressant et qui réunit une bonne formulation dans la façon que l’auteur a d’exposer son récit, de vérifier les hypothèses et d’en faire les inférences nécessaires pour la parfaite compréhension de la source historique d’ où elle puise ce témoignage et le livre à son lecteur À propos de ce que tu cites de ta famille, c’est ainsi, et la mémoire collective de ce pays est remplie d’histoires qui se ressemblent et qui nous aident à mieux le comprendre.

    2. Enric dimecres 15 de febrer de 2017 - 9:40 h

      Bonjour Esther.
      C’est un livre très intéressant et joli tant par l’ style comme par la façon dans laquelle il a été écris et par l’histoire qui nous raconte, une vision totalement objective de la réalité de la guerre civil espagnole, dès point de vu des personnes réelles du peuple: d´un côté une famille paysanne pauvre et d´autre côté une famille riche propriété des champs mais toutes les deux familles entrelacés par le destin de la vie. Je peux constater que tout ce que l’autrice écrit sur ce période de guerre et révolution, ces sont les mêmes choses que mes parents m`ont expliqué : mon père qui habitait au zone « national » et ma mère qui habitait au zone de la république. Les mêmes illusions et les mêmes frustrations. Un pays avec une population pauvre et inculte pour la plus part paysanne qui vivez dans la misère et sans l´espoir d´un futur meilleur, un essai de révolution communiste qui les promis vivre comme les riches propriétaires, une gobernament de la république incapable de maintenir l`ordre politique dans le pays et inévitablement la collision, le coup d´état fasciste et la guerre civile, que dans la zone républicaine on a été deux guerres : une contre les soulevés et un autre entre les communistes et les anarcho-syndicalistes. Et l´aide des pays européens à gouvernement de la république inexistant parce qu´ ils préfèrent avant un gouvernement fasciste à une révolution bolchevique au sud de l’Europe. Tout ça très bien raconté par l’autrice Lydie Salvayre, il m´a fait plaisir le lire.

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