Biblioteca Municipal Joan Oliva i Milà Ajuntament de Vilanova i la Geltrú

Biblioblog – Fora del prestatge

La mort du roi Tsongor. Laurent Gaudé

Tu étais celui que j’attendais, Katabolonga. J’ai enterré en ce jour Tsongor et ses conquêtes. J’ai enterré mes trésors de rapine et mes souvenirs de batailles. Le roi guerrier, je l’ai laissé là-bas. Je suis resté sourd à sa voix…. Et qu’il pourrisse sur- le- champ de ses dernières victoires… Laurent Gaudé.

Chers lecteurs, lectrices

Le genre épique ouvre la saison 2015-2016 au Club de lecture en français de la Bibliothèque Joan Oliva avec un jeune écrivain et dramaturge français en vogue dans le panorama littéraire et théâtral de l’époque actuelle, né à Paris en 1972 qui a fait des études de lettres modernes et une thèse sur le Conflit dans le théâtre contemporain.

gaudeLaurent Gaudé de sa plume très agile et théâtrale va nous faire voyager dans un univers de dimension légendaire et tragique où il puise toute la force et profondeur du mythe à travers un langage moderne et accrochant, mêlant inquiétude actuelle et question atemporelle, jusqu’au royaume imaginaire de Massaba, la terre du Roi Tsongor.

Il prend comme référence tout en revisitant l’épopée de La guerre de Troie, emprunte et mélange beaucoup d’éléments de différentes civilisations, le tout donnant une histoire bien construite et envoûtante.
Aussi, héroïsme, exploits guerriers, courage, cruauté, mort, destruction, destin tragique, vengeance, honte, honneur… tous ces éléments présents dans la tragédie classique sont au rendez-vous et nous suivrons en ligne parallèle, mais avec intérêt le parcours initiatique que fait Souba dans sa quête des sept tombeaux qui nous mènera à la réflexion sur la violence inouïe de l’humanité.
Écrivain à succès, Laurent Gaudé est connu pour ses romans Le soleil de Scorta (Prix Goncourt, 2004 et traduit en 34 langues) et d’autres romans comme Eldorado, 2006 et Ouragan, 2010) qui traitent des thèmes d’actualité comme sont l’immigration et les tragédies naturelles et pour ses pièces de théâtre contemporaines comme Pluie de cendres (1998) jouée au Studio théâtre de la Comédie Française(2001) ou Combats de possédés (1999) traduite et jouée en Allemagne à la Schauspiel de Essen (2000) en Autriche au Landes Theater de Linz et au Royal National Theatre de Londres (2002)

Avec La Mort du roi Tsongor il a reçu en 2002 le prix Goncourt des lycéens et a été finaliste du prix Goncourt puis a obtenu en 2003 le prix des libraires.

tsongorLe livre

Un tragique dilemme confronte le roi Tsongor pendant les somptueux préparatifs des prochaines noces de sa fille, la princesse Samilia, avec le prince des terres du sel.

Quelle décision prendra t’il lorsque son fils adoptif, Sango Kerim, parti pour devenir un homme digne de sa fille vient tout bouleverser et réapparait à Massaba avec le ferme désir d’accomplir la promesse de mariage que Samilia lui avait jurée jadis?

Je vous passe le lien d’une interview où il explique la manière dont il a imaginé son livre et le lien de son site web.

  • Le roman et la nouvelle
  • Laurent Gaude
  • Esther Bruna.
    Club de Francès.

    2 Comentaris fins ara

    1. Esther dijous 8 d'octubre de 2015 - 12:20 h

      Ça fait toujours plaisir de savoir que les livres recommandés plaisent et le fait de pouvoir les commenter en groupe, encore plus. Super! Merci Henri, la première séance du Club promet d’autant plus que tu n’es pas le premier à me le dire!
      Le thème, en effet englobe le contexte de la démobilisation des soldats français et la problématique que celle-ci représente pour l’État. Tu as fais, en quelques mots, une bonne synthèse lorsque tu dis que l’État glorifie ses disparus, se débarrasse ou plutot ne sait pas trop quoi faire de ces vivants vu la situation chaotique qui règne sur le pays après le désastre.
      Pierre Lemaitre dépeint ses deux protagonistes, Albert et Édouard comme ces “survivants” de la “Grande Guerre” qui ont défendu le drapeau en pleine bataille et se retrouvent d’une certaine manière désemparés devant la réalité qui les attend.
      L’un sans travail alors qu’il était comptable avant la guerre doit se débrouiller à survivre en faisant toute sorte de petits boulots, l’autre, horriblement blessé, défiguré, et qui représente une “gueule cassée”
      Très intéressante la dénonce qu’il fait de ceux qui ce sont enrichis aux dépends de l’État et l’intrigue qu’il maintient en tout moment avec son lecteur à propos de la magnifique anarque aussi.
      Il nous reste à visionner les deux films que tu exposes ok et citer quelques livres de référence parmi le panorama littéraire traitant le thème de la Grande Guerre comme par exemple, Jean Giono ,Le grand troupeau, Céline Ferdinand ,Voyage au bout de la nuit, qui est son premier roman; Cendrars Blaise La main coupée, qui est une oeuvre autobiographique et Jean Guilloux, Le sang noir.

    2. Enric dimecres 7 d'octubre de 2015 - 15:26 h

      À propos du livre que tu avais recommandé comme un lecture pour l´été « Au revoir là haut » de Pierre Lemaitre, je veux dire que véritablement il est un roman extraordinaire tant par son aspecte structurel, langage et style narrative comme par le thème duquel s’agite l’ouvre. Avec un langage très fluide et une utilisation sagace des ressources du roman noire, Pierre Lemaitre nous plonge dans une histoire dramatique et frappante qui t´attache plus à chaque chapitre de sa lecture.
      Le thème : la tragédie et le trauma collective de l’après de la 1er guerre 1914, l’illusion de l’armistice, le desechantement des survivants avec l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse des vivants, la Patrie, les morts glorifiés et les vivants oubliés et luttant pour survivre, tous ces qui s´ érigent en défenseurs de la moral patriotique mais qu´ après prennent son profit avec les affaires du commerce de la guerre, en résumé l’abomination et l’égoïsme élevés à la catégorie de vertu. On se peux trouver quelques points de concomitance avec les films « Johnny pris son fusil » et « Sentiers de gloire », mais Pierre Lemaire apronfondisse dans cette blessure, c´est une histoire triste et noir, crépusculaire, acide, caustique, sans héros, sans vainqueurs mais très réaliste. Sa lecture m’a plait.

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