Biblioteca Municipal Joan Oliva i Milà Ajuntament de Vilanova i la Geltrú

Biblioblog – Fora del prestatge

Arxiu per la categoria: - FRANCÈS

VIII Edició de la Trobada de Clubs de l’Alt Penedès-Garraf

Club del llibre M Rosa Nogue

Ja la tenim a tocar! El proper divendres dia 7 de Juny els clubaires de l’Alt Penedès-Garraf es reuniran en la seva cita anual. Des del 2012, els diferents clubs de lectura de l’Alt Penedès-Garraf s’apleguen tots junts per comentar de primera mà amb l’autor escollit la seva obra. Enguany, l’autora triada ha estat la vilanovina Maria Rosa Nogué amb qui la Joan Oliva té una relació d’allò més estreta ja que és la conductora del nostre club de lectura La Crisàlide. El lloc on es durà a terme l’activitat és l’Espai Far i serà conduït per la Mercè Foradada.

Al llarg del curs 2018-2019, els diferents clubs participants en la trobada han llegit alguna de les obres de la Maria Rosa Nogué, tot esperant l’oportunitat de compartir-la amb la mateixa autora el proper dia 7. A tall d’exemple, el club de gènere negre de la Joan Oliva L’Oliva Negra va comentar el passat mes de novembre No arriba la mort. La novel·la és la primera incursió en el gènere policíac de l’autora i l’estrena no havia pogut tenir més éxit ja que va ser guardonada amb el Premi Bellvei Negre 2017. El passat 2018, l’autora va repetir en l’àmbit del gènere negre en publicar La segona mort de Lorenzo Contini, finalista del Premi Gregal de Novel·la.

no arriba la mort LA_SEGONA_MORT_DE_LORENZO_CONTINI(2)

La Maria Rosa Nogué va néixer a Còrdova, tot i que amb només tres anys va venir a viure a Vilanova i la Geltrú. Del 1983 al 1988, va estudiar Filologia Catalana a la Universitat de Barcelona i, tot seguit, els Cursos de Doctorat, dirigits per Joaquim Molas. Té també el títol de Professora de Piano i ha exercit de professora d’Ensenyament Secundari, de cursos de català per a adults i de Narrativa de l’Escola d’Escriptura de l’Ateneu Barcelonès. Des del curs 2014-15, s’encarrega del Club de Lectura La Crisàlide de la biblioteca Joan Oliva i Milà.

El seu primer conte, El regal, va comptar amb les il·lustracions de Glòria Fort i va ser publicat per l’Ajuntament de Vilanova. El 2009 va publicar la novel·la juvenil La noia del descapotable, ambientada a l’Institut Joan Benaprès de Sitges, i el 2010, la novel·la per a adults La casa dels cants, al voltant del món de l’Orfeó Català i del Palau de la Música. El 2015 va escriure El secret d’en Bec Llarg, il·lustrat per Sebastià Serra. El 2017 va publicar la segona novel·la juvenil, La noia del creuer.

noia del descapotable casa dels cants La-noia-del-creuer

La Trobada de Clubs de Lectura d’enguany està organitzada per la Xarxa de Biblioteques Municipals de la Diputació de Barcelona, enmarcada dins del Club del Llibre, i per la Xarxa de Biblioteques Municipals de Vilanova i la Geltrú. Hi col·laboren l’editorial Gregal, l’Espai Far, les llibreries Llorens Llibres i La Mulassa i comptarem amb el patrocini de les Caves Jaume Serra i els forns Enrich.

Per obrir boca abans de la Trobada de Clubs del proper divendres 7 de juny a les 19 h a l’Espai Far, us deixem amb l’entrevista que Sílvia Romero va fer a Maria Rosa Nogué ara tot just fa un any.

Entrevista a Maria Rosa Nogué per a Núvol.

Llibres

  • La noia del descapotable
  • La casa dels cants
  • El secret d’en Bec Llarg
  • El follet valent
  • La noia del creuer
  • No arriba la mort
  • La segona mort de Lorenzo Contini
  • Biblioteca Joan Oliva i Milà.

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    Case mensonge. Gisèle Pineau

    Mangé ka brilé isi dan? Ka ki pasé, Camille? Ka i ka fèt!Kaz-la manké brilé anlé zot? Ka i ka pasé!Le manger brûle ici?Qu’est-ce qui se passe, Camille? Qu’est-ce qui va pas? La maison a failli brûler avec vous! Gisèle Pineau.

     
    Chers lecteurs/lectrices,
     
    casemensonge À l’occasion de notre dernier rendez-vous de la saison 2018/2019 des lectures en français de la bibliothèque Joan Oliva i Milà, je vous propose une lecture facile et très agréable à lire qui malgré toute la situation décrite est remplie d’espoir et finit bien. Un sentiment qu’il est toujours nécessaire de conserver surtout dans les conditions de vie si difficiles comme celles que traversent les habitants de ce bidonville dans le Quartier Roucou en Guadeloupe.
     
    Lorsque l’on est une des familles attendant avec véhémence de voir son nom affiché dans les listes des heureux élus qui seront bénéficiaires des appartements sociaux , il est très naturel de rêver et d’imaginer la meilleure qualité de vie qui nous attend avec le relogement “digne” par rapport aux conditions précaires des cases.
     
    Seulement lorsqu’il y a plus de familles intéressées que de logements proposés, surgissent d’autres sentiments très compréhensibles comme la jalousie et la mesquinerie au sein de la communauté. Djinala et sa famille folles de bonheur à l’idée de déménager vont subir les conséquences de cette misère commune à tous.
     
    Grace à un vocabulaire riche, imagé et teinté d’expressions créoles, Gisèle Pineau transporte son lectorat dans la vie quotidienne de ce quartier et arrive à créer une ambiance bien palpable à travers des personnages bien vivants et très attachants.
    Les formules créoles et les devinettes créoles qu’elle utilise contribuent à donner au texte une vitalité linguistique qui lui confère toute sa beauté.
     
    Gisèle Pineau est une femme de lettres françaises, infirmière en psychiatrie, née à Paris en 1956 et issue de parents guadeloupéens. Elle écrit depuis son enfance et a été très influencée par sa grand-mère qui lui a transmis son amour et son apport de la culture créole à la littérature francophone. Elle a été récompensée avec le Grand Prix des lectrices de Elle en 1994, pour «La Grande drive des esprits», le prix RFO pour l’Espérance macadam en 1996, ou encore le prix des Hémisphères en 2002 pour “Chair Piment”. Elle traite dans plusieurs de ses romans l’esclavage et la violence faite aux femmes et la lutte contre l’injustice et les atrocités du monde.
     
    Africultures
     
    Gisèle Pineau
     
     

     
     
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    W ou le souvenir d’enfance . Georges Perec

    «L’écriture est le souvenir de leur mort et l’affirmation de ma vie» Georges Perec


    Chers lecteurs/lectrices,
     
    W ouW ou le souvenir d’enfance est un livre à la structure inhabituelle ou le lectorat devra en faire une lecture active et attentive. Il observera que dans la quatrième de couverture, Georges Perec fournit les renseignements qui explicitent bien le texte qu’il a écrit.
     
    Au premier abord tout semble assez complexe à la fois que ludique mais le récit, rempli de jeux techniques relate un évènement mémorable dans la vie de l’auteur. Le genre de ce roman est autobiographique et aborde les thématiques de la Seconde Guerre mondiale, la mort, l’enfance, l’imagination et le sport.
     
    Il s’agit d’une juxtaposition de deux récits, l’un, écrit en italique, l’autre en caractères romains expliquant une double histoire autobiographique : celle de Gaspard Winckler qui est le narrateur et seul témoin du voyage imaginaire dans l’ile W située près de la Terre de feu, une ile composée de quatre villages qui se dédient complètement au sport. Les participants aux compétitions des Olympiades, Atlantiades et Spartakiades mènent une discipline très stricte. Les athlètes sont entraînés pour vaincre et les perdants sont sévèrement punis.
     
    Et celle des souvenirs d’enfance de l’auteur adulte «Je n’ai pas de souvenirs d’enfance. Jusqu’à ma douzième année à peu près, mon histoire tient en quelques lignes : j’ai perdu mon père à quatre ans, ma mère à six ; j’ai passé la guerre dans diverses pensions de Villard-de-Lans. En 1945, la sœur de mon père et son mari m’adoptèrent».
     
     

     
     
    PerecGeorges Perec est un des écrivains français atypique du XXe siècle né à Paris en 1936 et issu de parents juifs d’origine polonaise et décédé en 1982 à Ivry-sur-Seine. Il perd son père en combat et sa mère est déportée à Auschwitz. À la fin de la guerre il retourne vivre à Paris chez sa tante paternelle.
     
    Avec son premier roman Les Choses, Perec obtient en 1965 le prix Renaudot et ses œuvres les plus connues sont La Disparition(1969), un roman policier dans lequel la lettre « e » a littéralement disparu et La Vie mode d’emploi (prix Médicis 1978) où il parle de tout ce que l’on peut dire sur un immeuble parisien contemporain habité par un milliardaire monomaniaque des puzzles.
     
    Son style d’écriture et sa production littéraire sont étroitement liées au groupe Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) où l’un des fondateurs est Raymond Queneau dont nous avions déjà lu au club son livre Zazie dans le métro.
     
    Georges-Perec
     
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    Les justes. Albert Camus

    Si extraordinaires que puissent paraitre, en effet, certaines des situations de cette pièce, elles sont pourtant historiques. Ceci ne veut pas dire, on le verra d’ailleurs, que Les justes soient une pièce historique. Mais tous les personnages ont réellement existé et se sont conduits comme je le dis. J’ai seulement tâché à rendre vraisemblable ce qui était déjà vrai. Albert Camus.

    Chers lecteurs/lectrices,
     
    De nouveau au rendez-vous au Club, un écrivain de référence majeure et une pièce de théâtre courte mais pleine de sens et d’engagement.
     
    400px-Albert_Camus,_gagnant_de_prix_Nobel,_portrait_en_buste,_posé_au_bureau,_faisant_face_à_gauche,_cigarette_de_tabagismeSon auteur dont nous avions lu auparavant deux de ses romans les plus connus La Peste et L’Étranger est Albert Camus, prix Nobel de littérature(1957), philosophe, intellectuel, journaliste, dramaturge et romancier, né à Mondovi (Algérie) en 1913 et décédé en 1960 à Villeblevin (France).
     
    Son œuvre articulée autour des thèmes de l’absurde et de la révolte est indissociable de ses prises de positions publiques concernant le franquisme, le communisme ou le drame algérien où il a été aussi bien critiqué qu’admiré et s’est bien fait vite remarqué lorsqu’il a travaillé en tant que journaliste pour Alger Républicain.
     
    En 1936, il fonde le théâtre du travail et écrit avec trois amis Révolte dans les Asturies, une pièce qui sera interdite et dont la thématique de la révolte est déjà présente depuis son plus jeune âge dans la mesure que c’était sa première pièce et qu’elle n’a jamais été jouée .
     
    Lorsque la guerre éclate, il intègre un mouvement de résistance à Paris tout comme Jean Paul Sartre avec lequel il se lie d’amitié et devient alors rédacteur en chef du journal Combat à la libération. C’est d’ailleurs dans ce journal que parait un éditorial écrit par Camus resté célèbre, dans lequel il dénonce l’utilisation de la bombe atomique par les États Unis.
     
    Les-justesDans l’œuvre qui nous occupe, Les Justes, il aborde les thématiques de la révolution russe, la mort, la loyauté et la révolte en s’inspirant d’un fait qui a lieu à Moscou en janvier 1905 lorsqu’un groupe de terroristes appartenant au parti socialiste révolutionnaire se réunit dans un appartement pour préparer un attentat à la bombe contre le grand-duc Serge, oncle du tsar de Russie.
     
    Camus dresse tout au long de la pièce une réflexion sur les notions d’action politique et d’engagement et à travers ses personnages exposent deux thèses opposées. Stepan Fedorov, terroriste implacable est aux ordres de l’Organisation et l’obéit en tout et pour tout assumant toutes les conséquences qui dérivent de chaque ordre et action à exécuter tandis que le surnommé poète Kaliayev Yanek, sensible et discret, considère que l’engagement aux normes révolutionnaires a ses limites. Il veut être juste dans son combat et raisonner les actes à commettre.
     
    Mais la fin justifie-t’elle tous les moyens? Voici une des questions fonamentales que se pose Camus dans toute sa réflexion à propos du meurtre politique.
     
    Il est important pour bien saisir l’oeuvre de situer les contextes de la Russie de 1905 et celui de l’après guerre en 1949, année où cette pièce a été écrite car Camus est un des nombreux intellectuels qui prennent position sur des sujets de politique internationale comme fut l’expansionnisme soviétique pendant la periode de la guerre froide.
     

  • Revista Argelina
  • Société des Études camuciennes
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    Vingt Mille Lieus sous les mers. Jules Verne

    Vingt Mille Lieues sous les mers. Jules Verne

    Le troisième livre que le club de lecture en français facile de la Bibliothèque Joan Oliva i Milà va commenter ce mois-ci est Vingt Mille Lieues sous les mers adapté en français facile par Albert -Jean Avier. Il correspond à un niveau de lecture 2, ce qui signifie que ce livre est doté de plus de mots et de vocabulaire que celui que nous avions lu auparavant.
     
    1 Vingt mille lieux sous les mersVingt mille lieues sous les mers (1869), dans sa version originale et de littérature populaire fait partie de la série des Voyages extraordinaires de Jules Verne qui vise à distraire le lecteur et parait en feuilletons comme il était coutume dans la seconde moitié du XIXe siècle.
    C’est un de ses romans les plus connus et qui fait référence aux fonds sous-marins dans une ambiance complètement exotique et fantastique où apparaissent des monstres marins, une cité engloutie, un iceberg énorme, des pieuvres géantes…des obstacles et de nombreuses aventures que subissent Aronnax, le professeur au Muséum d’histoire naturelle à Paris et ses compagnons d’expédition qui ont été chargés de pourchasser pour s’en débarrasser un énorme animal qui nuit en mer plusieurs navires…
     
    L’aventure, le voyage, l’anticipation, l’imaginaire, les avancées technologiques de l’époque, la liberté et le suspense sont parfaitement assurés tout le long du livre et maintiennent en haleine le jeune lecteur friand qui aime se laisser porter à la mystérieuse découverte de lieues extraordinaires.
     
    Ce lecteur se mettra-t-il à la place du héros ? Comprendra-t-il le comportement du Capitaine Nemo ? Tirera-t-il de ce roman une belle leçon de courage et de force?
     
    Jules Verne Jules Verne, dans tous les cas y a bien employé ses efforts et lui a donné une suite dans son beau roman l’ÎLe mystérieuse quelques années plus tard et ce n’est certainement pas pour rien qu’il est l’un des auteurs de langue française les plus traduits dans le monde et a été souvent surnommé le père de la science-fiction grâce à sa fantastique imagination.
     
    Ses livres ont été adaptés maintes fois à la télévision et au cinéma et ont été un régal pour les différentes générations et, à dire vrai, c’est un plaisir de le relire!
     
    Né à Nantes en 1828, il a publié à partir de 1852 après avoir suivi des études de droit. Ses romans sont très bien documentés grâce à son extraordinaire intérêt pour la science, la géographie et les découvertes scientifiques et à ses amitiés avec des scientifiques et explorateurs français avec qui il se lie d’amitié comme par exemple Jacques Arago.
     
    23380155_1597394416986702_2229278400711342361_nDepuis la publication de son premier roman en Cinq semaines en ballon qui remporte un immense succès en France et en Europe, son éditeur et ami Jules Hetzel le pousse à continuer à écrire d’autres belles histoires à raison de deux par an. Il a publié pendant vingt ans et est mort à Amiens en 1905 laissant derrière lui une œuvre monumentale.
     
     
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    Parle-leur de batailles, de rois et d’elephants. Mathias Enard

    En traçant ses premières esquisses, il pense à Léonard de Vinci, à qui tout l’oppose, à croire qu’ils vivent dans deux époques distantes d’une infinité d’éons(…). Il était venu pour l’argent, pour dépasser Vinci et se venger de Jules II, et voilà que la tâche le transforme, tout comme la Pietà ou le David l’ont métamorphosé. Michel- Ange est modelé par son œuvre. Mathias Enard.

     
    Chers lecteurs/lectrices,
     
    ParlerAvec Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants nous voici transportés à l’époque de la Renaissance, une période riche et prospère où se produit l’exode de nombreux artistes, scientifiques et intellectuels lors de la chute de Constantinople et où exotisme, Orient, Istanbul, art, architecture, voyage et fascination imprègnent une ambiance que l’on retrouve dans les contes issus de la tradition populaire orale d’origine indienne qui ont transité par la Perse et ont été recueillis plus tard et répandus par les marchands dans le monde arabe.
     
    Un livre très agréable et qui se lit d’une traite, rempli de détails qui évoquent un temps passé et où Mathias Enard mêle habilement fiction et éléments historiques réels qui contribuent à donner de la vraisemblance à cette histoire et à ce décor. Pour cela, l’auteur s’est inspiré d’une anecdote historique attestée, celle du sultan de Constantinople qui proposa la construction d’un pont à Michel-Ange après avoir refusé le projet présenté par Léonard de Vinci. Je vous passe un document que j’ai trouvé sur le net à propos du Pont de Galata, Istambul et ce fait.
     
    L’auteur a placé des personnages bien choisis comme celui de Mesihi De Pristina, l’angélique et passionné poète, maitre du renouveau de la poésie ottomane et protégé du vizir. Celui de Michel-Ange, l’artiste ambitieux, laid, malodorant, introverti, aux accès de violence et tourmenté, aspects cependant qui contrastent avec sa grande sensibilité. Une mystérieuse danseuse andalouse qui ne pouvait certainement pas manquer dans le récit pour tout ce qu’elle représente et à laquelle on a confié une mission…
     
    Mathias Enard est un écrivain traducteur français, né en 1972 et spécialiste des langues et cultures arabe et persane, qu’il a étudiées à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales à Paris.
     
    Après des séjours à Téhéran, Le Caire, Damas, Soueida, Beyrout et Tunis il s’installe finalement à Barcelone l’an 2000, anime plusieurs revues culturelles, publie diverses traductions de l’arabe et enseigne cette langue à l’Université de Barcelone. La Perfection du tir est son premier roman (2003), auparavant il avait publié deux recueils de poèmes : Travail de nuit et Parfois entre nous la mer (1990).
     
    Ses romans ont reçu de nombreux prix et notamment avec son roman Zone, il se fait remarquer par le grand public en composant un livre dont chaque chapitre est constitué d’une seule phrase, sans terminaison.
     
    Il a été lauréat du Goncourt Lycéen (2010) pour Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants et prix Goncourt (2015) pour Boussole. Je vous affiche une bibliographie Mathias Enard pour en savoir davantage sur lui.
     
     

     
     
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    Les Misérables. Víctor Hugo

    Les misérables Un vrai plaisir commenter le premier livre de l’année 2019 de la Bibliothèque Joan Oliva i Milà adapté en français facile par Brigitte Faucard-Martinez à qui nous devons reconnaitre un bon travail de synthèse car les thématiques principales y sont bien relevées.

    Les Misérables, dans sa version originale, est constitué de cinq tomes et se publie en 1862. Amour, mort, religion, rédemption sont les grands thèmes de cette œuvre romantique pleine de réalisme et de revendications politiques et sociales de l’époque.

    Elle est, sans contestation, avec Notre-Dame de Paris, une des meilleures œuvres représentantes du roman populaire et rédigée, à sa maturité, par le plus illustre des poètes français de la grande génération romantique : Victor Hugo (1802-1885).

    Celui qui, très jeune s’éveillait dans sa vocation littéraire en notant : « Je veux être Chateaubriand ou rien » ira en effet très loin dans ses prétentions et démontrera combien son œuvre littéraire dans son ensemble a été puissante, diverse et admirable. Il nous a laissé des drames, des romans, des poèmes lyriques et a été chef de file du courant romantique français et un écrivain engagé (exilé entre 1851 et 1870 pour ses prises de position politiques).

    Ses œuvres principales lyriques sont : les Odes – les Ballades – les Orientales – les Feuilles d’Automne – les Chants du Crépuscule – les Voix Intérieures – les Rayons et les Ombres – Les Contemplations – les Chansons des Rues et des Bois -l’Art d’être Grand-père.
    Ses oeuvres principales dramaturges sont – Le Roi s’amuse – Lucrèce Borgia – Marie Tudor –Ruy Blas- Les Burgraves.

    Logo_Club de LF en francèsÀ la mort de sa fille en 1843, il voit sa pièce Les Burgraves sifflée au Théâtre- Français, cesse de publier pendant dix ans et entre dans l’arène politique. Pair de France en 1845, il plaide toutes les causes du libéralisme : suppression de la peine de mort, soulagement de la misère du peuple, etc. Il n’en est pas pour autant républicain, et en 1848, se méfie des émeutes ouvrières.

    Il se rallie finalement à la république et se fait élire par les conservateurs. Il les mécontente d’ailleurs aussitôt en plaidant pour la liberté de la presse. Un instant favorable au prince Louis Napoléon, il s’oppose rapidement à lui et commence une campagne qu’il ne cessera d’amplifier contre « Napoléon le Petit ». Au coup d’Etat, de 1852, il doit s’enfuir.

    Il se retire alors à Jersey, puis à Guernesey, face aux côtes de France. Il y restera pendant tout le Second Empire, malgré les offres d’amnistie, dans un isolement presque théâtral. Il rédige alors les grandes œuvres de sa maturité : les Châtiments, les Contemplations, la Légende des Siècles, les Misérables.

    victor hugoEn 1870, il revient à Paris, assiste aux horreurs du siège et est élu député. Il donnera d’ailleurs sa démission et quelques années plus tard entrera au Sénat. Son activité politique est réduite, mais sa popularité est immense. Il fait figure de patriarche. Quand il meurt dans sa quatre-vingt-troisième année, son corps est directement porté au Panthéon.

    Les Misérables recueille la situation politique française du XIXe siècle et situe la trame entre les années très troublées qui vont de 1795 à 1833 et où s’imposent les nombreux changements de régime et leurs conséquences sur le peuple.

    L’histoire commence avec un héros principal qui a servi à Hugo de prétexte pour dresser le portrait de tous les autres personnages et de leurs misères qu’elle soit matérielle ou psychologique. Cet héros est Jean Valjean, un ancien forçat condamné aux galères à qui Mgr Myriel, l’évêque du village de Digne offre son hospitalité et l’engage à faire le bien en lui donnant une nouvelle occasion de vie en liberté. Devenu industriel sous le nom de M.Madeleine, il relance l’économie de la région et combat la pauvreté et l’indigence. Il en devient maire et un bon citoyen, respectable, généreux, qui fait la charité et crée des hôpitaux.

    Jean-Valjean sera cependant victime de son passé et poursuivi tout le long de l’histoire par Javert, l’inspecteur des prisons de France. Il viendra en aide à Fantine et sera le protecteur de Cosette.

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    Allah n’est pas obligé, Ahmadou Kourouma

    Je décide le titre définitif et complet de mon blablabla est Allah n’est pas obligé d’être juste dans toutes ses choses ici-bas. Voilà. Je commence à conter mes salades. Et d’abord… et un… M’appelle Birahima. Ahmadou Kourouma.

    Chers lecteurs/lectrices,

    9782020525718-esAhmadou Kourouma , considéré comme l’un des plus grands auteurs de la littérature africaine du XXe siècle, nous livre dans son roman Allah n’est pas obligé un message très impactant qui sert à renforcer sa prise de position politique vis-à-vis des causes principales des conflits ravageant le continent subsaharien.

    Pour bien s’y prendre, il a pris comme narrateur un enfant de 12 ans, Birahima, orphelin, appartenant à l’ethnie Malinké qui s’aide de la parole, de l’écriture et de différents dictionnaires pour expliquer comment les guerres tribales ont commencé au Liberia et en Sierra Leone, comment les ethnies sont manipulées pour qu’elles se tuent entre elles, comment la corruption ,la mauvaise gestion et intérêts des gouvernements obligent la population à vivre de manière misérable, pourquoi la communauté internationale aggrave la situation en Afrique de l’Ouest, pourquoi ces pays ne parviennent pas à se développer… etc.

    Il est important de bien suivre tous les repères historiques et authentiques qu’il donne afin de situer les évènements et en contextualiser l’histoire et de s’accoutumer au style narratif de Kourouma qui mêle quatre langages pour la conter. Ainsi et tout le long du livre il utilise des mots et expressions diverses comme Faforo (sexe de mon père), gnamokodé (bâtard), donson ba (maître chasseur qui a déjà tué un fauve et un génie malfaisant)…etc paroles dont il se charge de bien spécifier leur provenance entre parenthèses.

    Avec l’aide du Petit Robert et du Larousse il peut expliquer les gros mots français aux noirs nègres indigènes d’Afrique et pour les toubabs français de France se sert de l’Inventaire des particularités lexicales du français d’Afrique, quant au Harrap’s il l’utilise pour expliquer les gros mots pidgin à tout francophone…

    Kourouma utilise le malinké, le français standard, le français local, et pidgin (langue simplifiée qui sert à la communication entre deux langues) pour créer son œuvre et lui donner toute sa singularité et sa franchise. Je vous invite à lire ce bel article de Mufutau Adebowale Tijani pour mieux comprendre ce métissage.

    Ahmadou Kourouma, un conteur traditionnel sous la peau du romancier

    L’histoire

    AHMADOU KOUROUMA ECRIVAIN IVOIRIENÀ la mort de sa mère, Birahima, pense qu’il est maudit parce qu’il n’a pas respecté et aimé sa mère en vie et celle-ci est morte avec « la mauvaiseté dans le cœur ». Sa tante qui est revenue au village à l’ocasion des funérailles devient sa tutrice. Peu de temps après, elle est obligé de s’enfuir au Libéria. Birahima part à sa recherche accompagné de Yacouba, un riche exportateur, guérisseur et bandit de grand chemin qui va assurer sa protection. logo frances 2018-2019 2 color rodonaTous deux s’introduisent dans certains groupes armés pour traverser le Liberia et la Sierra Leone où regorgent de nombreux enfants-soldats…

    Quelques unes des oeuvres de Kourouma sont Les Soleils des indépendances, son premier roman écrit en 1968, Le vote des bêtes sauvages (1988), Le Diseur de vérité (1998) . Allah n’est pas obligé a reçu le prix Renaudot el le Goncourt des lycéens l’an 2000. Cet écrivain est aussi le premier lauréat ivoirien de l’histoire et a reçu le prestigieux grand prix Jean-Giono pour l’ensemble de son œuvre. Décédé à Lyon en 2003 le Salon du livre de Genève a créé en son honneur le prix Ahmadou-Kourouma, qui récompense depuis 2004 les ouvrages consacrés à l’Afrique noire.

    www.letemps.ch

    www.jeuneafrique.com

    afrique.tv5monde.com

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    La guerre des boutons. Louis Pergaud

    Le club de lecture facile en français de la Bibliothèque Joan Oliva i Milà a le plaisir de démarrer la nouvelle saison 2018-2019 de lectures avec le livre La guerre des boutons de Louis Pergaud adapté en français facile par Elyette Roussel.

     
     
    Rappelons que ce club permet aux personnes inscrites d’aborder la littérature française à travers des livres adaptés d’œuvres originales d’écrivains français ou francophones et que ce club est particulièrement recommandé aux personnes qui sont en train d’étudier la langue ou qui veulent la renouer.
     
    La guerre des boutons À travers le récit adapté de La guerre des boutons, roman le plus célèbre de Louis Pergaud, les lecteurs pourront s’en donner à cœur joie en suivant les aventures et les bagarres de deux bandes rivales de gamins qui sont les Longevernes et les Velrans. Alternant victoires, défaites et revanches, les héros de cette histoire qui se déroule dans la campagne française en Franche-Comté se détestent, s’insultent et s’emparent de leurs adversaires pour les faire prisonniers et les démunirent de leurs boutons, bretelles et lacets et en faire un bon butin de guerre.
     
    À cette époque, rentrer chez soi avec les vêtements du dimanche sales ou abimés ne reste pas sans conséquences et le livre nous révèle un témoignage instructif qui contient des éléments autobiographiques de l’auteur facilitant un bon sujet de conversation sur la vie sociopolitique de la France rurale du début du XXe siècle.
     
    Louis Louis Pergaud est très bien placé pour le faire car il connait bien la société de l’époque et la vie difficile et pauvre que mènent les paysans à la veille de la Première Guerre mondiale. Il est issu d’un père instituteur de campagne et d’une mère fille de fermiers. Elève brillant, après l’obtention de son certificat d’études, il suit ses études dans un internat de Besançon et devient instituteur dans un village du Doubs.
     
    Il s’estime déçu par la pédagogie qu’il a dû pratiquer à ses élèves et heureux de quitter définitivement l’enseignement pour se dédier à la littérature où il va pouvoir réaffirmer sa manière de penser. Son écriture se caractérise par l’inspiration rustique et la liberté d’expression comme il nous démontre dans La guerre des boutons utilisant une liberté de langage et une grande désinvolture dans l’action.
     
    Ses premières publications L’Aube ou L’herbe d’avril sont des recueils de poèmes qui parlent des animaux et des gens de la campagne. Il est lauréat du prix Goncourt pour De Goupil à Margot en 1910, toujours dans le domaine animalier et en publiera la suite un an plus tard dans La revanche du corbeau.

    Il est très estimé du grand public mais malheureusement sa carrière littéraire prend fin au commencement de la guerre lors de son départ au front. Il y tient un carnet de guerre et échange une abondante correspondance à Delphine, son épouse. Il est porté disparu en 1915 et déclaré mort pour la France en 1921.
     

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    Biblioteca Joan Oliva i Milà.

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    Vida? o Teatre? Charlotte Salomon

    Avui, des del bloc de la biblioteca Joan Oliva, us recomanem una exposició que des del passat 17 d’octubre i fins al proper 17 de febrer de 2019 podeu visitar al Real Monestir de Pedralbes a Barcelona. Es tracta de Vida? o Teatre?, un veritable llegat de l’artista jueva Charlotte Salomon. Una obra única d’una jove i desconeguda artista, que esdevé un reflex intens i viu de tota una època.

    charlotte-salomon-dibuixCharlotte Salomon va néixer a Berlín l’any 1917 en el si d’una família jueva acomodada. La seva mort prematura va tenir lloc al camp de concentració d’Auschwitz, l’any 1943, amb només 26 anys i embarassada del seu primer fill. La seva vida, fins a aquell moment, tampoc no va ser gaire senzilla, marcada pel suïcidi d’una bona part de la seva família materna. Davant de la notícia del suïcidi de la seva àvia materna, tot just declarar-se la Segona Guerra Mundial, amb la confirmació que la seva pròpia mare es va treure la vida quan ella tenia només 9 anys i amb la perspectiva del creixement del nacionalsocialisme alemany, Charlotte va decidir empendre una obra catàrtica que, com ella mateixa va dir, “era tota la seva vida” i una mostra de la història d’Europa de la primera meitat del segle XX.

    8 charlotte pintaAixí doncs, entre 1940 i 1942, la joveníssima Charlotte Salomon va pintar prop de 782 guaixos, a mig camí entre l’autobiografia i la ficció, en què conflueixen pintura, teatre, literatura i música i pels quals va fer servir tècniques pròpies de la cinematografia i de la novel·la gràfica. L’obra de Salomon, després de la seva mort, va quedar pràcticament oblidada, fins que el seu pare, que va sobreviure a l’Holocaust, la va fer arribar al Museu Jueu de Berlín. Ara, per primera vegada a Espanya, una selecció de 237 guaixos (amb els textos i les referències musicals originals) poden ser visitats a Barcelona.

    Vida? o Teatre? al Monestir de Pedralbes.

    L’obra de Charlotte Salomon ha estat font d’inspiració per a d’altres artistes, com per exemple, per a la novel·la Charlotte, de l’escriptor francès David Foenkinos. El llibre va ser comentat en el Club de Lectura en Francès de la Joan Oliva. Si feu clic aquí, hi podreu fer un cop d’ull a l’article que va preparar la seva conductora, Esther Bruna.

    Podeu consultar l’obra Vida? o Teatre? al complet, fent clic aquí.

    Biblioteca Joan Oliva i Milà.

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