Arxiu per la categoria: ELS NOUS CLUBS
A bientôt!
Le club de français a eu sa dernière réunion qui a fini dans la bonne humeur et l’enthousiasme de tous ses membres qui ont envie de continuer la prochaine rentrée.
Cela fait plaisir et cela démontre que les objectifs que nous nous étions proposés au départ ont été bien dépassés et cela est bien réjouissant.
Il faut dire que le groupe a été très homogène, avec un bon niveau de conversation et de compréhension ainsi qu’une forte motivation. Le plaisir de la lecture s’unissant au plaisir du bavardage en langue française et la complicité d’un groupe uni par la même passion a fait le reste.
Cet été nous lisons L’Amant de Marguerite Duras et au prochain rendez-vous, en octobre, nous en ferons le commentaire. Je vous envoie à tous ceux qui n’ont pas pu assister un courrier à votre adresse électronique.
Vous pouvez passer à partir du 15 juin chercher votre livre à la Bibliothèque.
A très bientôt et bonne lecture!
Esther Bruna.
Club de Francès
La peste, d’Albert Camus
Albert Camus nait à Mondovi en Algérie, au sein d’une famille pauvre. Très tôt il perd son père, ouvrier agricole, qui est tué à la bataille de la Marne en 1914 lorsque l’armée française commence à mobiliser à tous les jeunes hommes pour défendre Paris lors de l’invasion allemande. Sa mère, Caterina Sintes, originaire de lle de Menorque, sans aucun recours économiques est obligée à s’installer chez sa mère, à Belcourt, avec ses deux enfants.
Camus vivra son enfance sous les ordres de sa grand-mère, très autoritaire, souffrant la relation qu’il maintient avec sa mère, partialement sourde, à laquelle l’amour et le respect mutuelles qu’ils ressentent l’un pour l’autre les porteront à se comprendre réciproquement à travers de leurs silences.
À l’âge de cinq ans, il rentre à l’école de Belcourt et grâce à son maitre d’école Louis Germain, qui le présentera à l’examen des boursiers quelques années plus tard, il peut continuer ses études au Lycée d’Alger. En 1930 il passe son baccalauréat et se produisent les premiers symptômes de sa maladie (la tuberculose) qui marquera le ton de son œuvre.
À l’université, pendant ses études de Premières Lettres Supérieures, il connait un jeune professeur philosophe nommé Jean Grenier et découvrira l’œuvre de Marcel Proust. En 1934 il est adhèré au Partit Communiste, section d’Alger et est favorable aux revendications musulmanes, fait qui le fera rompre avec le parti communiste un temps plus tard.
Le positionnement qu’il prend contre l’oppression musulmane le pousse à trouver une nouvelle voix d’expression de journalisme de la Résistance et il publie dans les colonnes d’Alger républicain, Soir républicain, organe du Front populaire, une grande quantité d’articles et chroniques.
Il trouvera dans le journalisme de la Résistance une nouvelle voix d’expression. Il devient le rédacteur en chef de la publication clandestine Combat.
Les pièces de théâtre, les romans, les essais se succèdent: l’Envers et l’Endroit (1937), Noces (1938), L’étranger (1942), Mythe de Sisyphe (1943), Caligula (1944) Le malentendu (1944), La peste (1947) et d’autres approcheront le lecteur et le feront complice de la vérité d’Albert Camus et peut-être bien de ce qui nous est commun à l’humanité entière. Comme toujours, chers lecteurs et chères lectrices, ce ne sera qu’à vous à en juger.
Une rencontre autour d’Albert Camus
L’oeuvre chosie:
La peste est un récit tragique et profond lequel il est recommandable de lire sur plusieurs portées. C’est un livre qui mène le lecteur à la réflexion malgré sa simplicité qui ne se présente qu’en apparence. C’est une œuvre écrite au milieu de guerres et qui se lit comme une allégorie au fascisme, comme un témoignage réel mais, qui dérive sous la plume de Camus en abstraction. L’ennemi n’est pas mentionné mais l’Humanité le reconnait.
C’est un livre qui sert à méditer sur le sentiment et la condition de l’Humanité commune à tous.
L’histoire commence avec la mort du premier rat que le docteur Rieux trouve sur le palier et d’une façon progressive les rats apparaissent dans les rues de la ville d’Oran et viennent mourir partout, dans les lieux publics, les maisons etc.
Tout n’est qu’angoisse et déconcerte quand les personnes meurt de fièvre inguinale. La Peste est là, elle se propage, régresse, s’accroît même si l’on ne veut pas y croire. Le désespoir, la ville en quarantaine, sa fermeture, l’ambiance de claustrophobie, la peur…
QUESTIONS:
Esther Bruna
Club de Francès
Le rapport de Brodeck, de Philip Claudel
L’auteur proposé ce mois-ci à notre Club de lecture est Philippe Claudel, enseignant, scénariste et écrivain. Il naît le 2 février à Meurthe-et-Moselle (département de La Lorraine ). Maître de conférences à l’Université de Nancy, il enseigne aussi à l’Institut européen du cinéma et de l’audiovisuel. Il est considéré un bon romancier de la littérature contemporaine du XXIe siècle. Il se décrit sincère et aime utiliser le terme d’humaniste pour se qualifier et son expérience professionnelle comme agrégé lui a fait enseigner la matière de langue française en prison. Il en fera participe à ses lecteurs avec son œuvre Le bruit des trousseaux en 2003. Il publie son premier livre Meuse l’oubli en 1999 et en l’an 2000, il reçoit le Prix France Télévisions avec J’abandonne. Au cinéma il porte aussi en 2008 Il y a longtemps que je t’aime qui est son premier film. La critique reconnait par unanimité Les âmes grises et en 2003 il reçoit le prestigieux prix Renaudot.
L’œuvre qui nous occupe remporte le prix Goncourt des lycéens en 2007 et fut élue comme la meilleure de la rentrée 2007 par les libraires
Le rapport de Brodeck est assez curieux à lire. C’est un livre qui a une construction étonnante et on pourrait croire qu’il est un mélange de roman policier, de réalité des camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale aussi, mais l’action se situe de manière complètement atemporelle.
Le village est complètement imaginaire et pourrait bien être n’importe quel village d’Allemagne mais l’auteur ne prononce aucun mot qui puisse nous indiquer les lieux etc.
La structure de l’œuvre se situe entre deux époques et lieux. Elle est particulière car dès le début, malgré que l’on sache qu’il y a eu un crime, le récit se maintient accrochant pendant tout le livre et les derniers détails ne sont révélés qu’à la fin, ainsi que tous les secrets de chaque personnage et protagoniste. C’est un livre qui attrait peu à peu à mesure que l’on le lit.
Ce livre a une prose très poétique, claire et simple avec peu de mots qui puissent rendre difficultueuse la lecture. Y est reproduite la condition humaine avec sa réalité, les actions les plus basses que peuvent arriver à faire les humains par peur et pour survivre.
L’auteur offre une belle narrative et très émouvante et il n’emploie aucun faux dramatismes.
Il a une façon d’écrire qui choque avec sa façon de décrire une action très dure car il sait parallèlement transmettre d’une manière très douce des passages remplis de tendresse.
Le lecteur n’a pas le temps de se sentir mal à l’aise pendant les moments de tension car l’auteur a une grande facilité à passer d’un registre à l’autre.
Interview de Philippe Claudel, PRIX GONCOURT DES LYCEENS
QUESTIONS:
Une caractéristique utilisée dans l’écriture de Philippe Claudel est l’imprécision des lieux et époques tel Jean Giono, écrivain dont il a prédilection, et se plait aussi comme lui à jouer avec l’ambiguïté et l’implicite. On la retrouve par exemple dans ses trois romans La Petite Fille de Monsieur Linh, Les âmes grises et Le rapport Brodeck.
Esther Bruna
Club de Francès
Le Passe-Muraille, de Marcel Aymé
Marcel Aymé est né à Joigny (Yonne) le 29 mars 1902 ; il est mort à Paris le 14 octobre 1967. Perdant sa mère à deux ans, il est élevé par ses grands-parents maternels et vit au village de Villers-Robert. Après la mort de sa grand-mère et de sa tante il est placé comme pensionnaire au collège de Dole et en 1919 il rentre au lycée de Besançon dans un cours préparatoire de mathématiques spéciales, mais sa vie reste bouleversée suite à une grave maladie qui l’oblige à laisser ses études.
En 1925 il rédige son premier roman, Brûle bois qui sera publié aux Cahiers de France en 1926. Dès lors, il fait de la littérature son métier et publie une nouvelle œuvre chaque année travaillant par ailleurs pour le cinéma aussi. De nombreuses oeuvres de Marcel Aymé ont été adaptées au cinéma et aussi à la télévision de 1951 à 2007, par divers réalisateurs et par des techniques différentes (Tchernia et son cinéma “classique” au court –métrage d’animation de Damien Henry).
Il fut un écrivain très connu et populaire et on le considéra plutôt comme un auteur divertissant que comme un grand écrivain alors qu’il a été un romancier, dramaturge et scénariste français qui a su décrire avec un scepticisme inouï la société et les sentiments contemporains.
Les nouvelles de Marcel Aymé s’apparentent à la fois à des contes fantastiques et des contes philosophiques. Elles s’inscrivent dans un contexte qui pourtant ne semble pas s’y prêter: celui de l’occupation allemande. L’écrivain se plait d’utiliser l’humour dans son écriture et fait une caricature de tous ses personnages s’amusant des bassesses humaines et quotidiennes de l’être humain.
Bon observateur des moeurs il a une écriture inimitable et aime mélanger les genres et les styles ainsi il est capable de passer de la réalité à la fantaisie, de la peur à la poésie, de la satire au fantastique dans le même ouvrage.
Le livre choisi
Le Passe-Muraille est un recueil de dix nouvelles, souvent humoristiques, fantastiques et surréalistes et publié pour la première fois à Paris aux éditions Gallimard, en 1943.
Dutilleul, le protagoniste de la première nouvelle, est un homme qui fait une découverte exceptionnelle. Il a le don de passer à travers les murs. Vous penserez peut-être qu’effectivement c’est vraiment fantastique pour lui mais non, loin de se réjouir de ce don, il consulte son médecin pour s’en débarrasser. Un jour, pourtant, il décide de s’en valoir, car un nouveau chef au travail commence à le persécuter. C’est alors qu’il va lui arriver tout genre d’aventures qui vont lui distraire sa petite vie grise et monotone.
Tout le long du livre le lecteur pourra apprécier comment l’auteur joue avec le fantastique et le merveilleux mélangé à la réalité du personnage principal. La fin du livre est surprenante et très originale, à vous de découvrir, comment Marcel Aymé nous fait une réflexion sur l’art et sur la création littéraire et artistique.
Le sculpteur Jean Marais a rendu hommage à cette histoire avec une statue qui se trouve dans la Place Marcel Aymé à Montmartre. La statue capture Aymé sortant d’un mur, tout comme son caractère.
Le Passe-Muraille, Jean Marais
Cette sculpture de Marcel Aymé est située sur la place marcel Aymé, lieu où a vécu l’auteur du livre Le passe-muraille.
QUESTIONS:
Esther Bruna.
Club de Francès.
L’élégance du hérisson, de Muriel Barbery
Muriel Barbery, écrivain française et professeur de philosophie naît à Casablanca, le 28 mai 1969.
Une gourmandise est le premier roman qu’elle publie en l’an 2000.
En 2006 L’élégance du hérisson devient toute une surprise éditoriale, avec plus d’un million d’exemplaires vendus et occupant pendant 30 semaines la première position des livres à la vente en France. C’est un roman qui a été traduit à plus de 50 langues et a reçu le Prix Georges Brassens en 2006 et le Prix des Libraires en 2007.
Ce mois-ci nous nous embarquons dans la lecture d’un très beau livre, très bien écrit, qui critique les préjugés sociaux d’une façon à la fois acide et ironique. Muriel Barbery nous fait une analyse crue de la société française à niveau politique, familial, éducationnel, intégration social etc. Et comme bonne enseignante de philosophie, nous fait un compte rendu, presque une ode à la beauté des choses et à sa particulière façon de les voir.
Le long du livre, l’auteur nous suggère une bonne manière de trouver le bonheur grâce à l’amitié, l’amour, l’art et la culture. C’est aussi avec une fine ironie que l’auteur critique la bourgeoisie française et avec humour qu’elle décrit certains comportements.
C’est dans un immeuble bourgeois de Paris que se situe l’histoire et où Renée la concierge et Paloma, une adolescente de 12 ans cachent leur authentique « moi ». Renée est une personne très cultivée qui fait semblant d’être vulgaire pendant que Paloma cache au plus profond d’elle-même une grande intelligence et maturité.
L’arrivée de Monsieur Kakuro Ozu bouleversera leurs vies et tant Renée comme Paloma découvriront avec plaisir le bon sens de la vie à travers les petites choses, les petits détails, les plaisirs éphémères et inventeront un monde meilleur.
L’élégance du hérisson de Muriel Barbery
QUESTIONS:
Esther Bruna.
Ja tenim un any!

Aquest dimarts 26 de gener es compleix un any que vam fer la primera entrada d’un quadern de bitàcora bibliotecari que va néixer amb la intenció de proporcionar informació cultural, entretenir i principalment fer arribar a tothom els serveis, activitats, novetats i tot el que envolta al dia a dia de la Biblioteca Joan Oliva i Milà.
Vam començar molt tímidament ja que érem neòfits en aquesta aventura de la blogosfera, però no volíem deixar passar l’oportunitat de que llibres, contes, còmics, música i pel·lícules sortissin del prestatge i es donessin a conèixer a través d’aquesta finestra de la Biblioteca oberta a tothom.
Volem agraïr-vos a tots la vostra fidelització a aquest bloc que demostreu amb les vostres visites i els molts comentaris enriquidors que ens heu regalat a les 148 entrades que s’han publicat, en les categories i sub-categories que hem anat creant:
Especialment una gratitut enorme als diferents col·laboradors que ens han fet gaudir amb els seus continguts i les seves aportacions sempre encertades per als diferents clubs i tallers que han realitzat a la biblioteca: Mercè Rey amb el seu Taller d’Escriptura Creativa, Sílvia Romero en el Club La Crisàlide, Sílvia Sunyer en el Club de Filosofia, i la nostra companya Esther Bruna en el Club de Francès. I no volem deixar de fer un agraïment molt especial a Xavi Gil per acompanyar-nos amb els seus comentaris durant tot aquest any.
Però l’aniversari de Fora del prestatge també el volem celebrar fent una avaluació amb vosaltres. Aquesta aventura que vam iniciar no seria possible sense els vostres comentaris, i per això volem fer un balanç conjunt d’aquest primer any de bloc analitzant-ne els continguts apareguts: Els trobeu encertats? Us agraden? Quina informació trobeu que hi manca? Quin tema que sigui del vostre interès no ha aparegut?

Digues la teva és una categoria del bloc creada justament per això, perquè pugueu opinar de manera lliure i oberta. Us demanem la vostra valoració i opinió sobre les diferents categories amb la intenció de millorar el bloc i fer-lo més proper a tothom. Quina altra categoria us agradaria trobar al bloc? I encara tenim una qüestió molt important a fer-vos: Quin tipus d’informació agefiríeu? Sobre la ciutat, cultural, esdeveniments d’actualitat, novetats de la biblioteca…
Esperem seguir tenint la vostra complicitat i seguir millorant entre tots el nostre bloc. Ens trobem a Fora del prestatge…
Biblioteca Joan Oliva i Milà.A l’abri de rien, d’Olivier Adam
Olivier Adam nait à Draveil, près de Paris, le 12 juillet 1974. Romancier de renom, Olivier Adam connaît un succès populaire et critique indéniable qui le place parmi les écrivains les plus connus de sa génération. Ancien étudiant en gestion des entreprises culturelles, il participe à la création du festival littéraire “Les Correspondances de Manosque” et travaille comme directeur de collection aux éditions du Rouergue.
Influencé par les écrivains américains contemporains, Adam aborde aussi bien des thèmes sociaux et politiques, comme la question des sans-papiers, que des aspects plus psychologiques et sentimentaux.
Je vais bien ne t’en fais pas est son premier roman et définit une certaine tendance à une écriture “angoissée”, celle de la personne qui souffre de dépression. On la retrouve merveilleusement bien exprimée dans A l’ abri de rien, notre livre du mois à travers l’esprit de Marie.
Marie est en pleine dépression, sa vie lui parait vide et sans horizon, sans doute après la mort de Clara qui l’a aidée à sombrer dans la noirceur où elle se sent perdue et s’accroche par inertie à un mari qui l’aime et à ses enfants.
Sa vie et celle de sa famille se bouleverse quand, en essayant de toutes ses forces à porter secours aux immigrés clandestins qui se trouvent en situation transitoire à Douvres, elle la délaisse, sans le vouloir et s’expose à tout genre de dangers.
A l’abri de rien est un libre qui secoue, qui vomit la violence et la misère sociale, qui dénonce une situation malheureusement trop actuelle: celle de l’immigration clandestine. Olivier Adam aborde sans hésiter et directement un thème très dur et très délicat à la fois, polémique, gênant parfois.
Lire A l’ abri de rien c’est comme ouvrir la fenêtre et regarder tout ce qui se passe dehors mais, comme si cela n’était qu’une fiction, un film où se déroulent des images qui font partie d’une autre époque, qui n’existent plus de nos jours. “Ça ne peut pas être vrai putain!”. Ces files de personnes qui attendent la ration chaude de soupe, la police qui surveille leurs pas, le froid, la désillusion… Ça se trouve que dans les livres tout de même ! Et bien non et Olivier se charge de nous le rappeler avec un langage giflant.
A l’abri de rien obtient le Premier Prix 2007 et se situe comme favori du Prix Goncourt 2007. Tel que Je vais bien ne t’en fais pas il est adapté au cinéma par Jean Pierre Améris, sous le titre de Maman est folle.
Rencontre avec Olivier Adam
QUESTIONS:
Esther Bruna.
Cosmétique de l’ennemi d’Amélie Nothomb

L’écrivain de ce mois- ci, Amélie Nothomb, n’a sûrement pas besoin de présentation, elle publie en moyenne un livre par an et avoue en écrire plusieurs pendant l’année.
Elle est née à Kobe (Japon), au sein d’une bonne famille de diplomates belges et a vécue le long de son enfance en Chine, Laos, Bangladesh, Birmanie et aux États Unis.
Traduite en 38 langues, l’écriture d’Amélie est spontanée et accroche. Elle peut plaire ou non mais, en tout cas, elle ne laisse pas indifférente.
Reportage.
Rencontre avec la jeune écrivain belge Amélie Nothomb
à l’occasion de la parution de son nouveau roman, Cosmétique de l’ennemi
Dans Cosmétique de l’ennemi, elle emploie un vocabulaire précis et décrit l’univers mental de ses personnages d’une manière parfois choquante, car elle se plait à excaver, creuser au fond du coin le plus obscure de la personnalité.
Elle a une façon souvent acide d’aborder ses lecteurs qui peut souvent incommoder mais, si on ne la prend pas trop au sérieux, elle peut arriver à être très comique et nous faire rire.
Le commencement de Cosmétique de l’ennemi: Jérôme August, dans une salle d’attente d’un aéroport, s’apprête à partir en voyage d’affaires. Son avion s’annonce avec un long retard, il lit un livre….. Un quidam l’aborde, lui fait un interrogatoire persistant, l’énerve….Et Jérôme, incapable de s’en décrocher ! Pauvre Jérôme, que c’est agaçant qu’on « te tienne la jambe » de cette façon tout de même !
DIGUES LA TEVA
• Bonjour, cher (e) lecteur ou lectrice, Texto Texel, ça te dit quelque chose?
• Et la tension créée entre les deux personnages t’a-t-elle angoissée? Au début, à la fin, quand?
• Et des dialogues, que m’en dis-tu? Tu penses qu’ils ont une intensité croissante le long du livre ou qu’ils ne sont pas croyables du tout? En fait, sont-ils des dialogues ou non?
• Certains extraits du livre te font rire ou te répugnent?
• Ne me dis pas que tu as laissé “Cosmétique” de côté, pourquoi?
• Et la fin du roman, tu t’y attendais ou tu as été déçu (e)?
Beaucoup de questions, bien plus de réponses nous attendent le 14 janvier à la Bibliothèque:
www.vilanova.cat/blog/joanoliva
Au plaisir de converser et à très bientôt sur:
http://www.voxopop.com/group/0fe45da0-663c-43eb-856d-011f44ddab69 (le site où nous pouvons continuer à parler si nous en avons l’envie)
Livres en langue française à votre disposition d’Amélie Nothomb à la Bibliothèque:
• Le Fait du prince
• Métaphysique des tubes
• Ni d’Ève ni d’Adam
Esther Bruna Martínez.
Club de Lectura en Francès.
Bonjour tristesse, de Françoise Sagan
Françoise Sagan (nom littéraire de Françoise Quiorez) naît en 1935 à Carjac, au sein d’une famille aisée et passe son enfance à Paris. C’est à 18 ans qu’elle écrit son premier livre Bonjour tristesse et en cinq ans, ce même roman a un tirage de plus de quatre millions de livres. Bonjour tristesse, fait autant de “succès” que de “scandale” à l’époque. On ne sait pas exactement si c’est pour le thème du livre ou pour la vie mouvementée de Françoise Quiorez, la question est qu’elle ne passe pas indifférente à la presse ni aux revues.
Ses thèmes préférés sont la vie facile, les voitures, la mer, le soleil et la sensualité. Quoiqu’il en soit, personne ne pourra nier le travail intense qu’elle a mené le long de sa vie ni sa condition humaine qui l’a toujours accompagnée.
Dans son livre autobiographique Avec mon meilleur souvenir, elle nous fait complices des affaires (jeu, vitesse, drogues, alcool etc.) et des personnes qui ont été importantes pour elle comme (Jean Paul Sartre, Truman Capote, Tennessee Williams etc.)
Françoise laisse une empreinte dans la littérature de la deuxième moitié du 20è siècle.
“Sur ce sentiment inconnu, dont l’ennui, la douceur m’obsèdent,
j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse”…
L’obra
Imaginez-vous à une jeune fille en pleine adolescence, de “bonne famille”, sortie d’un internat qui impartit une éducation stricte et religieuse.
Maintenant, songez à ce qu’elle expérimenterait si elle atterrissait chez Papa qui est veuf, libertin, et qui mène une vie frivole, aisée et bourgeoise, en bord de mer, soleil, fêtes, voitures de sport, alcool, sexe sans préoccupations etc.
Quand on a quinze ans, c’est super ou non?
De Françoise Sagan, on a trop entendu parler d’elle pour son addiction au jeu, pour le gaspillage de grandes fortunes, pour ses scandales.
DIGUES LA TEVA
http://www.alalettre.com/index.php
http://www.evene.fr/tout/litterature-francaise
Esther Bruna Martínez.
Club de Lectura en Francès.
L’ensenyador de pisos que odiava els mims, d’Empar Moliner
Empar Moliner va néixer el 1966 a Santa Eulàlia de Ronçana. Ha estat actriu de teatre i cabaret, però es guanya la vida com a periodista. Actualment treballa en els serveis informatius de COM Ràdio i col.labora habitualment a les pàgines d’opinió del diari El País.
Va debutar com a escriptora l’any 1999 amb L’ensenyador de pisos que odiava els mims, una col.lecció de relats satírics i corrosius que obtingueren l’aplaudiment unànime de públic i crítica, i el 2000 va guanyar el premi Josep Pla amb la novel·la Feli, esthéticienne . Però va ser amb el llibre de contes T’estimo si he begut (2004) i la recopilació de cròniques periodístiques Busco senyor per amistat i el que sorgeixi (2005), que Moliner es va convertir en una autora d’èxit indiscutible.
Empar Moliner es sinònim d’entusiasme, de nervi, de força literària. La crítica ha assenyalat el seu ímpetu, la seva poderosa personalitat i l’enginy amb què els seus textos retraten frenèticament el món contemporani i les seves contradiccions. La seva literatura és trepidant, amb ritme, sense concessions ni temps morts, que retrata amb intel.ligència la desorganització de la societat, entre divertida i angoixada per l’absurd, la manca de sentit i la crueltat que ens administrem a nosaltres mateixos.
L’obra
L’ensenyador de pisos que odiava els mims ens proposa una mirada freda, sarcàstica, corrosiva i salvatge sobre les obsesións i les actituds més caracterítiques del nostre temps. Un llibre que ens ajuda a riure’ns de nosaltres mateixos i que ens regala uns contes construïts amb una escriptura fresca, intensa i sòlida. Una autèntica revelació.
Empar Moliner ens parla d’ensenyadors de pisos que odien els mims, de parelles que volen muntar tallers d’expressió corporal, d’animadores sòcioculturals que pretenen lligar, flabliolistes de folklore peruà, nòmadas de la Vila Olímpica, pedagogues interessades en els pares d’alumnes, lectors de Carver, famílies emporrades, sexe a la carta, netejavidres seductors, noies que treballen al Centre de Control de Trànsilt i parelles que llencen pedres als llacs.
Obres de l’autora disponibles a la Biblioteca:
DIGUES LA TEVA
Biblioteca Joan Oliva i Milà.





